Le gouvernement français se trouve aujourd'hui confronté à un défi majeur : éviter la censure politique tout en limitant l'impact de ses choix budgétaires. Le premier ministre François Bayrou souhaite éviter que les concessions faites aux partis d'opposition, notamment au Parti Socialiste, n'aggravent encore la situation économique du pays.
L'objectif : ramener le déficit public à 5,4 % du produit intérieur brut (PIB) d'ici 2025. Cela implique 50 milliards d'euros d'économies, dont 30 milliards de réduction des dépenses publiques et 20 milliards de nouvelles recettes.

Cependant, les derniers chiffres économiques ne sont guère encourageants. Le troisième trimestre 2024 a été marqué par une hausse significative du chômage :+ 4 %, une chute de 2,4 % des intentions d'embauche, et une vague de défauts d'entreprises, avec 18 000 entreprises déclarées en faillite au quatrième trimestre, et 68 000 pour l'ensemble de l'année. L'instabilité politique et l'absence de budget sont de plus en plus perçues comme des freins à la relance économique.

Pour nous éclairer sur les conséquences de cette situation pour les petites et moyennes entreprises, nous recevons Benoît Richart, vice-président de la CPME Haute-Garonne, la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises.