L'information va trop vite. On est tous dans un lessiveuse. Ce trop plein et ce trop vite engendre une fatigue informationnelle. dans la Voix de l'Actu on vous propose de vous arrêter. De prendre le temps d'écouter et de réfléchir. Nos interviews reviennent sur une actualité. Elle nous permettent d'apprendre, de comprendre et de sortir du tourbillon de l'actualité
Avec 27 centres de santé ouverts, plus de 500 000 consultations réalisées et près de 39 000 patients ayant retrouvé un médecin traitant, le dispositif "Ma Santé, Ma Région" est devenu l’un des marqueurs de la politique régionale de lutte contre les déserts médicaux. Quatre ans après son lancement, la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, en dresse un bilan qu’elle juge encourageant.
Lorsque la Région Occitanie annonçait en juin 2022 la création de son propre service public régional de médecine, l’initiative avait surpris. La santé ne relève pourtant pas des compétences directes des Régions. Mais face à la progression des déserts médicaux et aux difficultés croissantes d’accès aux soins, Carole Delga avait choisi d’agir.
« La loi ne nous l’interdisant pas », rappelle aujourd’hui la présidente de Région. Une conviction née d’un constat simple : « Je ne pouvais pas laisser en conscience mes concitoyens dans cette difficulté. Il ne faut pas sous-estimer l’inquiétude des gens de ne pas pouvoir accéder rapidement à un professionnel de santé. »
Un réseau de centres de santé qui continue de s’étendre
Le premier centre de santé « Ma Santé, Ma Région » a ouvert ses portes en juillet 2022 à Sainte-Croix-Volvestre, en Ariège, après le départ à la retraite du médecin local. Une situation emblématique de nombreux territoires ruraux confrontés à l’absence de successeurs.
Quatre ans plus tard, le dispositif a pris une tout autre dimension. Vingt-six centres sont déjà en activité et un vingt-septième a ouvert ses portes à Saint-Gaudens. Quatre nouveaux centres sont attendus d’ici la fin de l’année et une quinzaine supplémentaire devraient voir le jour dans les deux prochaines années.
« Aujourd’hui, nous avons vingt-six centres de santé. Demain, il y en a un vingt-septième qui ouvre. C’est plus de cent trente professionnels de santé qui ont été recrutés et plus de cinq cent mille consultations ont été réalisées sur l’ensemble du territoire », souligne Carole Delga.
Pour mener à bien ce projet, la Région s’appuie sur une structure partenariale regroupant désormais 46 membres : conseils départementaux, communes, intercommunalités, universités de médecine, associations d’internes, Ordre des médecins et Ordre des sages-femmes.
Le choix du salariat pour attirer les médecins
La particularité du dispositif repose sur le statut proposé aux praticiens. Les médecins recrutés deviennent salariés de la Région. Ils disposent d’un contrat de travail de 35 heures, d’un secrétariat médical et sont déchargés d’une partie importante des tâches administratives.
Un modèle qui semble répondre aux attentes d’une nouvelle génération de médecins.
« Quatre-vingt-six pour cent des médecins recrutés sont originaires d’Occitanie. Je pense que nous leur proposons un cadre d’activité qui correspond à leurs aspirations », estime Carole Delga.
Les praticiens doivent également respecter certaines obligations inscrites dans leur contrat, notamment assurer des visites à domicile et participer à la permanence des soins.
« Nous avons dans le contrat de travail deux obligations : participer à la permanence des soins et faire des visites à domicile. Je l’ai souhaité absolument parce que, pour bien comprendre une personne, il faut aller chez elle. C’est souvent là que l’on comprend certaines difficultés ou l’origine de certaines maladies », explique la présidente de Région.
Plus de 38 000 patients ont retrouvé un médecin traitant
Depuis sa création, le dispositif a permis à 38 854 habitants de retrouver un médecin traitant. Une réponse concrète à une problématique majeure dans la région.
Selon la Région Occitanie, près de 700 000 habitants du territoire sont aujourd’hui sans médecin traitant. À l’échelle nationale, six millions de Français seraient concernés, tandis que 26 millions de personnes vivent dans un désert médical.
Sur le terrain, les retours des habitants semblent confirmer l’utilité du dispositif.
« Quand je suis en Ariège, les gens en parlent spontanément. On sent une forme de soulagement. Certains ont galéré plusieurs mois, parfois plusieurs années avant de retrouver un médecin », observe Carole Delga.
Cap désormais sur les médecins spécialistes
Face aux besoins exprimés par les habitants, la Région souhaite désormais renforcer son action en faveur des consultations spécialisées.
« Maintenant, nous allons amplifier sur les spécialités parce que c’est ce que nous demande la population », annonce Carole Delga.
Depuis deux ans, la collectivité finance ainsi des postes de médecins spécialistes dans les hôpitaux de proximité. Vingt professionnels exercent déjà dans douze établissements de santé de la région. Six nouveaux postes viennent d’être créés à Castres, Rodez, Albi, Uzès, Clermont-l’Hérault et Narbonne.
Pour Vincent Bounes, vice-président de la Région chargé de la santé et de la lutte contre les déserts médicaux, cette stratégie poursuit un double objectif : améliorer l’accès aux soins et renforcer l’attractivité des territoires.
« Ce sont des médecins qui ont une double activité. Ils sont financés à la fois par l’université et par les hôpitaux. Une partie de leur temps est consacrée à l’enseignement et à la recherche, l’autre aux consultations auprès des patients et à l’accompagnement des professionnels de santé sur les territoires », explique-t-il.
Former localement pour installer durablement
Au-delà des consultations, ces spécialistes ont également pour mission d’accueillir des internes, des étudiants en médecine ou en soins infirmiers.
« Nous participons à l’universitarisation des territoires. Nous nous sommes aperçus qu’un jeune qui se forme dans un territoire a trois fois plus de chances de s’y installer ensuite », souligne Vincent Bounes.
Une stratégie qui vise à répondre durablement au manque de médecins dans certaines zones rurales, mais aussi désormais dans les grandes agglomérations.
Car si les premiers centres ont été implantés dans des territoires ruraux, la Région étend désormais son action aux secteurs urbains confrontés à des difficultés similaires.
« Le désert médical existe aussi dans les villes. Nous avons commencé à Cugnaux, dans la métropole toulousaine, et nous travaillons également avec la Ville de Montpellier où certains quartiers rencontrent des difficultés d’accès aux soins », indique Carole Delga.
Une initiative qui interpelle sur le rôle de l’État
À mesure que le dispositif se développe, une question revient régulièrement : la Région ne se substitue-t-elle pas à l’État ?
La présidente d’Occitanie assume pleinement cette intervention.
« Ma vision d’un État qui fonctionne correctement, c’est un État qui permet à chaque Français d’accéder facilement à un professionnel de santé. Quand l’État ne fait pas, les Régions font », affirme-t-elle.
Malgré un coût important lors des premières années de fonctionnement, la collectivité indique qu’un tiers des centres de santé a désormais atteint l’équilibre financier. Un résultat qui conforte la Région dans sa volonté de poursuivre le développement du dispositif.
Quatre ans après son lancement, « Ma Santé, Ma Région » s’est imposé comme l’une des expériences les plus ambitieuses menées par une collectivité territoriale pour lutter contre les déserts médicaux. Reste désormais à savoir si ce modèle régional pourra inspirer d’autres territoires confrontés aux mêmes difficultés d’accès aux soins.
Depuis le 31 mai, une centaine de caravanes occupent le parc des Fontanelles à Castanet-Tolosan. Après plusieurs jours de discussions entre les représentants du groupe évangélique, la mairie et les services de l'État, un départ est prévu le 7 juin. Au-delà de cet épisode, la situation met en lumière une question récurrente : celle des terrains que les collectivités ont l'obligation de mettre à disposition des gens du voyage.
Une arrivée inattendue aux Fontanelles
Dimanche 31 mai, les habitués du parc des Fontanelles ont découvert un paysage inhabituel. En quelques heures, près d'une centaine de caravanes se sont installées sur cet espace vert très fréquenté de la commune.
Pour le maire de Castanet-Tolosan, Pascal Chicot, cette arrivée n'était absolument pas prévue. « Nous nous sommes aperçus que ce groupement de citoyens français itinérants s'était installé dimanche. Ils ont profité d'une faille », explique-t-il. Selon l'élu, les accès du site étaient pourtant sécurisés mais une barrière laissée ouverte le temps d'une intervention a toutefois permis l'entrée du convoi.
Les occupants appartiennent à un groupe évangéliste itinérant qui sillonne la région dans le cadre des grands passages. Au cœur du campement, un chapiteau a été installé pour accueillir les rassemblements religieux organisés durant leur séjour. Leur présence à Castanet-Tolosan ne figurait pas dans le calendrier communiqué aux collectivités. « Ils étaient prévus plutôt du côté de Venerque et du Muretain », précise le maire.
Dès les premières heures de l'installation, la municipalité a alerté la Préfecture. Les services de l'État, la gendarmerie, la police municipale ainsi que le médiateur chargé du suivi des grands passages ont été mobilisés afin de trouver une issue concertée.
Après plusieurs échanges, un accord a été trouvé : le groupe s'est engagé à quitter les Fontanelles le dimanche 7 juin. Pascal Chicot se montre aujourd'hui relativement serein quant au respect de cet engagement.
« C'est un groupe très respectueux des lieux d'occupation. Le maire de Launaguet, où ils étaient précédemment installés, me l'a confirmé. Leurs branchements sont propres et sécurisés. Et quand ils sont partis, ils ont tout nettoyé » », explique Pascal Chicot. Le maire de Launaguet lui aurait également indiqué que les évangélistes avaient effectué un don au Centre communal d'action sociale (CCAS) afin de contribuer aux frais liés à leur passage et aux consommations engagées durant leur séjour.
Cette occupation n'est toutefois pas sans conséquence pour les habitants. Pendant plusieurs jours, les riverains ont été privés d'un des principaux espaces verts de la commune. Lors de ses discussions avec les responsables du campement, le maire n'a pas manqué de rappeler cet enjeu. « Vous comprenez bien qu'en vous installant avec ce volume de caravanes, vous privez les habitants de cet espace », leur a-t-il expliqué.
Selon lui, les représentants du groupe ont reconnu les désagréments occasionnés tout en rappelant les difficultés qu'ils rencontrent régulièrement pour trouver des terrains adaptés à leurs déplacements.
La question sensible des aires de grand passage
Au fil des échanges, le débat s'est rapidement déplacé vers une question plus large : celle des obligations légales des collectivités en matière d'accueil des gens du voyage.
Le responsable du groupe a ainsi fait valoir auprès du maire que les intercommunalités doivent mettre à disposition des aires de grand passage permettant d'accueillir ces rassemblements temporaires dans des conditions adaptées, avec accès à l'eau et à l'électricité.
« Lui ne respectait pas la loi en s'installant sur un terrain non autorisé, mais il me répondait que nous ne respections pas non plus nos obligations puisque nous n'étions pas en mesure de lui proposer une aire de grand passage », rapporte Pascal Chicot.
Une remarque qui a nourri la réflexion de l'élu.
« Je ne veux pas leur donner raison, mais je ne leur donne pas complètement tort », admet-il.
Dans l'agglomération toulousaine, une aire de grand passage est prévue sur le territoire du Sicoval, à Labège. Mais au moment de l'arrivée du groupe à Castanet-Tolosan, celle-ci n'était pas encore opérationnelle.
Pour le maire, cette situation a pesé dans la gestion du dossier. Faute de solution alternative immédiatement disponible, la négociation est devenue la seule option réaliste.
La future mise en service de cette aire pourrait permettre d'éviter que de telles situations se reproduisent. Car derrière l'épisode des Fontanelles se pose une question qui concerne l'ensemble des collectivités : comment faire respecter les espaces publics lorsque les équipements destinés à accueillir les gens du voyage ne sont pas encore disponibles ?
Des trafics toujours très actifs en Occitanie
En 2025, la direction régionale des douanes de Toulouse dresse un constat préoccupant : les trafics illicites restent à un niveau élevé sur l’ensemble du territoire. Entre stupéfiants, tabac de contrebande et contrefaçons, les réseaux criminels continuent de s’appuyer sur une région stratégique, notamment en raison de sa proximité avec l’Espagne et l’Andorre.
Dans ce contexte, les douanes doivent faire face à une pression constante, sur des territoires vastes et aux profils variés, allant des zones rurales aux grands pôles urbains.
Des saisies massives sur tous les vecteurs
Les chiffres de 2025 illustrent l’ampleur du phénomène. En Occitanie, les services douaniers ont saisi :
4,2 tonnes de stupéfiants
4,6 tonnes de tabac de contrebande
plus de 207 000 articles contrefaits
Dans le département de la Haute-Garonne, près de 1,8 tonne de drogues et 1,8 tonne de tabac ont été interceptées .
Ces saisies concernent tous les modes de transport : routes, fret express, colis postaux, ferroviaire et aérien. L’aéroport de Toulouse-Blagnac et les flux de livraison rapide apparaissent comme des points particulièrement sensibles.
Des réseaux criminels de plus en plus structurés avec une montée des violences et des refus d’obtempérer
Les organisations criminelles se distinguent par leur capacité d’adaptation. Elles utilisent des circuits de distribution parallèles, flexibles, et investissent tous les canaux, du commerce de rue aux ventes en ligne.
Les douaniers font également face à une montée des tensions sur le terrain : refus d’obtempérer, intimidations et techniques de dissimulation de plus en plus sophistiquées.
Sur le terrain, les douaniers sont confrontés à une augmentation des refus d’obtempérer et à des comportements de plus en plus dangereux.
Les trafiquants n’hésitent plus à prendre des risques importants pour échapper aux forces de l’ordre, avec des conduites à vive allure, des tentatives de fuite ou des stratégies d’intimidation.
Selon le directeur régional des douanes de Toulouse, la plupart de ces refus d’obtempérer impliquent des personnes en situation irrégulière. Une réalité qui, selon lui, s’inscrit dans le fonctionnement de certains réseaux criminels.
La cyberdouane : traquer les trafics en ligne
Face à la digitalisation des échanges, une cellule de cyberdouane a été créée en juillet 2025. Sa mission : surveiller les réseaux sociaux et les plateformes en ligne pour identifier les vendeurs de produits contrefaits ou illicites.
Ces agents spécialisés peuvent intervenir rapidement afin de remonter les filières et lutter contre le sentiment d’impunité sur internet.
Contrefaçon : un danger sous-estimé
Les douanes alertent sur les risques liés à la contrefaçon, souvent banalisée. Au-delà du préjudice économique, ces produits peuvent représenter un danger réel pour les consommateurs.
Certains articles saisis contiennent des substances toxiques ou présentent des défauts dangereux. Les profits générés alimentent par ailleurs directement les réseaux criminels.
Blanchiment et flux financiers : un levier clé contre les réseaux
La lutte contre les trafics passe aussi par le contrôle des flux financiers, un axe stratégique pour démanteler les organisations criminelles. En 2025 :
près de 390 000 euros ont été saisis au titre du blanchiment douanier
plus de 650 000 euros concernent des manquements à l’obligation déclarative
Au-delà des saisies, les douanes observent des mécanismes de blanchiment de plus en plus structurés. Les fonds issus des trafics peuvent être réinjectés dans l’économie légale à travers certains commerces de proximité comme des épiceries de nuit ou encore des bars à chicha, susceptibles d’être utilisés comme vecteurs de dissimulation ou de réintégration de fonds illicites.
L’objectif des douanes est donc de remonter ces circuits financiers afin d’identifier les têtes de réseau et de fragiliser durablement les organisations.
Une explosion du trafic d’engins pyrotechniques
Autre phénomène marquant : la forte hausse des saisies d’engins pyrotechniques. En 2025, plus de 4 200 mortiers ont été interceptés, soit quatre fois plus que les années précédentes.
Souvent importés illégalement, ces dispositifs sont désormais utilisés comme armes improvisées, ce qui inquiète les autorités.
Protection du consommateur et contrôle des normes
Les douanes assurent également une mission de protection du consommateur. Plus de 550 infractions ont été relevées en 2025, notamment dans le fret express et les bagages de voyageurs.
Les contrôles portent sur la conformité des produits aux normes sanitaires, techniques et de sécurité.
Un rôle économique renforcé auprès des entreprises
Au-delà de la lutte contre la fraude, la douane affirme son rôle d’acteur économique. En 2025, elle a déployé un plan d’action spécifique pour accompagner les entreprises, notamment face aux tensions commerciales avec les États-Unis.
Ce dispositif repose sur plusieurs axes :
diffusion d’informations actualisées aux entreprises exportatrices
identification des sociétés les plus exposées aux mesures tarifaires américaines
accompagnement renforcé et personnalisé
suivi des opérations à l’international pour limiter l’impact des droits de douane
Les services douaniers interviennent également en matière de sécurité économique, en conseillant les entreprises sur la protection de leurs flux logistiques et de leurs échanges internationaux.
Le dédouanement, un enjeu clé du commerce international
Au cœur de cette mission économique se trouve le dédouanement. Il s’agit de la procédure administrative obligatoire qui permet aux marchandises d’entrer ou de sortir du territoire en conformité avec la réglementation, après déclaration et contrôle par la douane.
En 2025, les services de Toulouse ont traité près de 1,2 million de déclarations de dédouanement, à l’import comme à l’export. Un volume qui témoigne de l’intensité des échanges commerciaux dans la région.
La douane est par ailleurs la seule administration française chargée de collecter les droits de douane, qui constituent une ressource directe pour le budget de l’Union européenne.
Un contexte international plus tendu
Enfin, l’année 2025 s’inscrit dans un contexte de tensions commerciales accrues. Le retour de politiques tarifaires protectionnistes complique les échanges et renforce le rôle stratégique des douanes.
Entre lutte contre les trafics, sécurisation des échanges et accompagnement des entreprises, la douane de Toulouse apparaît plus que jamais comme un acteur central de la souveraineté économique.
La mairie de Ramonville projette de réaménager le chemin de Mange-Pommes, axe stratégique menant au canal du Midi et au parc des Cinquante. Objectif affiché : ralentir la circulation automobile et sécuriser les déplacements piétons et cyclistes. Ce réaménagement, inscrit dans le plan vélo du Sicoval et le schéma directeur des mobilités, prévoit notamment l’installation de cinq chicanes et la réduction du nombre de places de stationnement de 48 à 32 – dont une seule place PMR.
Mais cette transformation ne passe pas auprès d’une partie des riverains. Depuis plusieurs mois, le collectif Mange-Pommes monte au créneau pour dénoncer un projet jugé « coûteux, inadapté et destructeur du cadre de vie ». Une pétition a déjà recueilli 400 signatures.
Le collectif Mange-Pommes revendique :
le maintien intégral des 48 places de stationnement existantes,
le conservation de la largeur actuelle de la chaussée,
et la limitation des dépenses publiques sur ce projet.
En revanche, il se dit favorable à l’installation de ralentisseurs à l’entrée de la rue et à la fermeture du pont à la circulation motorisée.
Des riverains qui se sentent sacrifiés
Dans une interview exceptionnelle à écouter ci-dessous, un membre du collectif Mange-Pommes – dont nous avons volontairement modifié la voix afin de préserver son anonymat et sa sécurité – livre un témoignage sans détour.
Notre interlocuteur dénonce un projet « hors-sol, qui ne tient pas compte des usages réels et des contraintes quotidiennes des riverains ». Il juge aussi irréaliste le « report de stationnement » vers des zones plus éloignées, comme Port Sud ou la ferme des 50. Pour le collectif, les choix de la municipalité risquent de transformer cette rue en parcours d’obstacles pour ses usagers.
Le collectif redoute aussi l’impact budgétaire du projet, évalué à 1,3 million d’euros. Faute de plan de financement clair, il alerte sur un possible impact fiscal pour les habitants, dans un contexte de restrictions budgétaires imposées aux collectivités locales.
En filigrane, un autre enjeu se dessine : celui des municipales à venir. Le chemin Mange-Pommes pourrait bien devenir un symbole des tensions entre aménagement durable et quotidien des habitants.
🎧 À écouter : l’interview exclusive d’un membre du collectif Mange-Pommes