La voix de l'actu

La voix de l'actu

Nos interviews sont un focus sur l'information du moment.

sébastien Claret

L'information va trop vite. On est tous dans un lessiveuse. Ce trop plein et ce trop vite engendre une fatigue informationnelle. dans la Voix de l'Actu on vous propose de vous arrêter. De prendre le temps d'écouter et de réfléchir. Nos interviews reviennent sur une actualité. Elle nous permettent d'apprendre, de comprendre et de sortir du tourbillon de l'actualité

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Thomas Meynadier (CGT Thales Alénia Space): "Avec plus de 1300 postes supprimés en Europe la direction met en péril l'entreprise"

Les salariés de Thalès Alenia Space à Toulouse, un des plus grands employeurs de la région, s'inquiètent pour leur avenir. Ce mardi 17 septembre 2024, les syndicats (CGT, FO, CFDT, CFE-CGC) annoncent une mobilisation contre un plan de suppressions de postes qui pourrait entraîner la suppression de plus de 1.300 emplois en Europe, dont 1.124 en France.
La direction de son côté préfère parler de réorganisation dans un contexte lié à une baisse de la demande dans le secteur des satellites de télécommunications commerciales.
Derrière ces question se cachent aussi la souveraineté de la France et de lEurope en matière de télécommunication.
Ecoutez l'interview de Thomas Meynadier, représentant de la CGT chez Thales Alénia Space.

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La gauche française et la tentation de l'islam politique.

J'ai réalisé ce reportage en 2005 à Toulouse au sein de TO7, une association socioculturelle du quartier de la reynerie. C'était sept ans avant les attentats perpétrés par Mohammed Merah. Les personnes interrogées s'inquiétaient déjà de la montée en puissance de l'islamisme et du silence complice de la gauche.
A l'époque il était difficile d'évoquer les dangers de l'islam, ses ramifications et la fascination historique qu'exerce cette religion sur une grande partie de la gauche. 15 ans sont passés. De nombreux attentats ont ensanglanté la France. Les revendications islamiques se multiplient. Le voile est devenu banal. Les mosquées poussent comme des champignons à l'ombre de notre peur d'être traité de raciste ou de fasciste. La gauche manifeste avec les frère musulmans aux cris de Allah Akbar. Elle relativise les attentats islamiques, désigne la loi contre le port du hidjab comme islamophobe, considère les massacres du 7 Octobre 2023 en Israel comme un acte de résistance du Hamas...
Hier bouffeuse de curé la gauche française est aujourd'hui la fille ainée de l'Islam.

Mais la gauche ne s'est pas contentée de pactiser avec les islamistes. Sous l'apparence trompeuse d'une lutte contre le racisme elle a également exercé un véritable terrorisme intellectuel avec pour objectif d'interdire toute forme de résistance.

Aidée par les médias comme par le monde culturel la gauche a emprunté un chemin qui ne peut que se retourner un jour contre elle.

Les caricaturistes de Charlie Hebdo en ont fait l'amère expérience. Les dessinateurs de ce journal n'avaient pour seule et unique cible le militaire, le beauf de droite et les figures d'un catholicisme français moribond. Et puis face à l'évidence d'un réel qu'ils ne voulaient jusque là pas voir les caricaturistes soixante-huitards ont tourné leur flèches vers les islamistes. Mal leur en a pris. Ils l'ont payé de leur vie.
Et dans leur lutte ils se sont découvert de nouveaux ennemis: la gauche et les thuriféraires du relativisme culturel.

Que ce soit par anti-américanisme, par anti-sionisme, par tiers mondisme, par immigrationisme, par anti-racisme les chemins qu'emprunte la gauche ne mènent plus à Moscou ou la Havane mais à la Mecque.
Du pas d'amalgame aux manifestations contre "l'islamophobie", de Tariq Ramadan aux indigènes de la république, des génuflexions des verts aux clin d'oeil énamourés et antisémites de Mélenchon, depuis plus de 15 ans la gauche fait feux de tout bois pour se faire l'allier objectif des musulmans les moins progressistes... et elle en épouse aujourd'hui la folie totalitaire.

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Hengameh Yahyazadeh : "L' oppression islamique en Iran est énorme"

Le régime islamique règne d'une main de fer sur le peuple iranien depuis 45 ans. L' opposition y est violemment réprimé et la jeunesse réduite au silence. Cependant, cet autoritarisme cache de plus en plus mal la fragilité des mollahs.
En 2022, lors des manifestations en soutien à Mahsa Amini, jeune kurde de 22 ans morte après avoir été arrêtée par la police des mœurs pour un voile mal ajusté, le régime a dévoilé ses failles et le gouffre qui le sépare d'une grande partie du peuple.
Dernièrement, des iraniens n'ont pas hésité à manifester publiquement leur soutien à Israël. Les choses bougent en Iran. Et en France des réfugiés s'organisent.
C'est le cas d'Hengameh Yahyazadeh. Actuellement porte-parole de l'association Le soulèvement National Iranien, elle est arrivée en France il y a 6 ans. Elle est de toutes les manifestations contre le régime islamique, et elle lutte pour l'Iran sorte de ce demi-siècle d’obscurantisme.

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Leo Bilfeld (UEJF Toulouse): l'université Jean Jaurès a été "épurée"de ses étudiants juifs

C'était il y a 12 ans, le 19 mars 2012. L'islamiste Mohammed Merah ouvrait le feu devant l'école juive de Toulouse Ozar Hatorah, tuant Jonathan Sandler, un enseignant, et ses deux fils Gabriel et Arié âgés de 3 et 6 ans. Il s'en prend également à une fillette de 8 ans, Myriam Monsonego. La communauté juive rendra hommage ce soir à ces victimes de l'islamisme. Une cérémonie qui se déroule dans un contexte très tendu en raison de la guerre à Gaza, mais aussi en raison d'un antisémitisme de plus en plus virulent en France et un peu partout en Europe.

En 2023, le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France a recensé 1 676 actes antisémites. Il y en avait 436 en 2022, soit une augmentation de 1000%. L'antisémitisme en France devient un sujet politique central. Et pourtant, rares sont les hommes politiques à avoir le courage de l'affronter. Ces dernières semaines ont encore apporté leur lot d'actes et de propos antisémites.

Le 12 mars à Paris, des militants pro-palestiniens ont interdit à une étudiante de confession juive l'accès à un amphithéâtre de Sciences Po où était organisée une "journée de mobilisation universitaire européenne pour la Palestine". Quelques jours avant, Judith Butler, la philosophe du wokisme, apportait son soutien aux islamistes du Hamas en déclarant, je cite : "Le soulèvement du 7 octobre était un acte de résistance armée. Ce n’est pas une attaque terroriste, ce n’est pas une attaque antisémite : c’était une attaque contre les Israéliens."

Et la semaine dernière, à l'Université Jean Jaurès de Toulouse, un agent administratif a posté un tweet en faveur d'un boycott administratif académique d'Israël.

Leo Bilfeld est Président de l'UEJF Toulouse. Il se bat contre l'antisémitisme du quotidien dont sont victimes les Juifs et plus particulièrement les étudiants dans certaines universités. Il nous dit ce que dévoile l'expulsion d'une étudiante juive d'un amphithéâtre de Sciences Po.